Premier stage, premier job d'été, première candidature : un jour, votre enfant doit produire un CV alors qu'il n'a jamais travaillé. La feuille reste blanche, et la phrase tombe : « j'ai rien à écrire ». C'est l'erreur de départ. Un premier CV, surtout un CV lycéen, ne raconte pas une carrière : il met en preuve ce que votre enfant a déjà fait. Stage de 3e, baby-sitting, délégué, sport, bénévolat, projet personnel, tout cela compte, à condition de savoir le formuler.
Voici comment l'accompagner, rubrique par rubrique, sans rédiger à sa place. Si vous êtes pressé, l'essentiel tient en cinq gestes : commencer par une conversation pour faire l'inventaire, soigner le haut du CV, adapter le titre à chaque candidature, reprendre une bonne appréciation de bulletin quand c'est possible, et ajouter sous chaque expérience une phrase qui dit ce qu'elle a appris.
La scène se joue souvent un dimanche soir. Le stage de seconde approche, un job d'été se profile, ou une recherche de stage devient urgente, et votre adolescent ouvre un document vide en soupirant. Il fait défiler mentalement sa courte vie et conclut qu'il n'a rien vécu de « professionnel ». Vous, de l'autre côté de la table, vous aimeriez l'aider à faire son CV sans rédiger à sa place, parce que vous sentez bien que ce curriculum vitae doit rester le sien.
Bonne nouvelle : le sentiment de vide est presque toujours une illusion. Un collégien de 3e, un lycéen de seconde ou un élève de terminale ont déjà accumulé des dizaines de choses qui parlent à un recruteur. Ils ne savent simplement pas que ça compte, ni comment le dire.
Cet article est un mode d'emploi. On avance étape par étape, dans l'ordre où votre enfant remplira son document. Pour chaque rubrique : ce qu'il faut écrire, la formulation qui fonctionne, l'erreur qui fait mauvais effet.